Una volta, c’era ; les us et coutumes de Corse

jeudi 1er mai 2008
par  Sandrine et Laurent Icard
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Si je vous demandais : « combien de lettres comptent en Corse ? » vous me repondriez sans hésiter : « 5 » et vous auriez presque raison mais, en réalité une seule est sacrée : le F !
Si je vous demandais d’épeler le mot Corse vous me diriez :
« C-O-R-S-E » et je vous répondrai : « Faux ! F-F-F-F-F »

Vous pensez sûrement que je divague encore et bien non ! Ici, « Corse » se dit : « Fortuna, Farmi, Fare, Felice, Fine… »

F comme Fortuna

Corse, île aux mille mystères

Les origines de la Corse et de son nom ont fait coulé beaucoup d’encre :
Certaines rumeurs disent que la Corse est issue d’une goutte de sang qui en se jetant dans la méditerranée se transforma en un îlot merveilleux ; d’autres affirment que c’est le nom d’une jeune bergère qui découvrit l’île. Une vache de son troupeau s’en allait tous les jours se baigner et disparaissait jusqu’à la nuit. La vache revenait tous les soirs, un peu plus grasse et musclée. Curieuse, la bergère Corsa décida de suivre discrètement (à la nage) sa jeune vache vagabonde. Elle découvrit ainsi cette île aux mille beautés et baptisa sans orgueil ce véritable joyau de son nom…..

De nos jours, il parait plus probable que ce nom soit issu du mot grec : Kurnos soit
pointe. Cela se prononce Kyrnos en grec ancien devient Cyrnos puis se latinise en corsica.
Une autre piste est à suivre celle du mot phénicien :KOrsaisoit lieu couvert de forets.Qui une fois latinisé donne encore le doux nom de Corsica.

Quoiqu’il en soit, tous à tour de rôle semèrent ci et là de nouveaux trésors culturels…..De ces jours de légendes, tout bon aventurier pourra encore trouver quelques traces de ces ancestrals trésors secrets……Aussi je ne vous en dévoilerez pas plus…………………..

Mais, puisque tous les chemins mènent au légendaire Sphynx Corse situé dans une grotte d’une région montagneuse faite de pointe et de forêts non loin du village de Pietra-di-Verdi , peu importe la piste que vous suivrez pour découvrir les mille trésors de la Corse. Pour notre part, on file chercher des indices en Grèce…..

F comme Farmi

Corse, îlot-Miracle…

Voici un extrait des chroniques de Mr Monteggianni au sujet du clocher de Loreto-di-Casinca à une trentaine de kms au sud de Bastia.
« Ces évènements se passèrent en 1480, année où se manifesta à Loreto-di-Casinca une dévotion admirable envers la glorieuse Vierge, Mère de Dieu, laquelle guérissait de maladies de toutes sortes ceux qui allaient avec humilité et dévotion visiter une petite chapelle qui lui était dédiée. Le bruit de ces guérissons se répandit, et on vit les populations accourir à cette chapelle non seulement de Corse et de Sardaigne, mais encore de divers pays de terre ferme. Les ex-voto suspendus dans cette chapelle étaient en nombre infini ; les dons étaient considérables et servirent à construire une autre église plus belle avec un hôpital fort convenable… »

Il semble important de souligner que les auteurs Eccica-Suarella et Zuani Guide de la Corse Mystérieuse ajoute :
« Mais, on ignore quel évènement provoqua subitement, vers la fin du XV eme siècle, cette dévotion et lapparition d’un Lourdes Corse »

Malgrè nos multiples recherches sur l’île nous n’avons guère trouver plus d’indices…..

F comme Felice

Corse, île de foi…

L’un des souvenirs typiques de l’île est le médaillon à l’œil de Ste Lucie. Une jeune noble Syracuse du même nom était d’une foi exemplaire. Sa mère tomba grièvement malade. Lucie, la sainte, pria et offra en sacrifice ses magnifiques yeux qu’elle jeta à la mer. Emue par un tel acte d’amour et de foi, la vierge Marie exhaussa ses prières. La guérison miraculeuse de sa mère eut donc lieu, Lucie recouvra, en sus, ses yeux merveilleux grâce à l’intervention de la vierge Marie. En souvenir de cet acte de foi, les bioux(escargots marins) se parèrent d’opercules aussi beaux que les yeux de Ste Lucie. La légende dit que ceux qui depuis, se parent de ces joyaux des mers se voient protéger par les cieux…..

F comme Fare

Corse, île de protection et de vocation…

Au temps jadis, tout berceau de nouveau né se voyait agrémenter d’un livre de Messe afin d’écarter les démons ainsi que d’un poignard au pommeau en croix afin d’effrayer les sorcières. Tant que sa première dent n’était pas sortie, on ne laissait pas l’enfant seul les jours de brouillard. Si c’était un garçon, on commençait son éducation dès ses premières berceuses :

Quand vous serez grand
Vous porterez vos propres armes
Ne vous feront peur
Ni les voltigeurs ni les gendarmes
Et lorsque vous serez en rage
Vous serez un fier bandit
Aucune femme de la famille
Ne franchissait treize ans sans mari
Car tout impertinent
Qui lui touchait le bonnet
S’il ne lui mettait pas l’anneau
Ne passait pas la quinzaine
Tous vos ancêtres
Etaient renommés
Ils étaient lestes et gaillards
Sanguinaires et courageux….
Quinze furent pendus
Tous au milieu de la place
Hommes de grand courage
La fleur de notre race
Peut-être es-tu, ô Toussaint
Celui qui doit les venger.

F comme Fine

Corse, île d’amour

Lors des épousailles, il y avait, il y a encore bien peu de temps, une tradition ancestrale bien étrange.
Tout d’abord, il fallait délivrer la dot de la jeune femme….citoyenne, réagissez……………puis, le jeune homme repartait vers Bastia avec un panier fait main un sportello. Il avait pour mission d’y attacher des rubans de toutes les couleurs puis de le remplir de tout un tas de cadeaux. Pendant ce temps, sa dulcinée préparait des cadeaux pour son amoureux. Bien souvent des bagues à tabac ou des bourses en perles… Puis l’échange des cadeaux avait lieu en présence de tous leurs parents……

Une sérénade corse fort célèbre datant du 19 eme siècle nous apprend qu’ici, on ne badine pas avec l’amour :

Fais attention, Béatrice,
A ma plainte douloureuse :
Je t’aime plus que moi-même,
Et tu ne t’en préoccupes guère,
Tu possèdes mon cœur,
Pour toi je meurs et tu ne le crois pas.
Et cependant j’entends répéter,
Que tu fais l’amour avec d’autres.
Ah ! si quelque autre te possède,
Je mourrai, et je mourrai sans confession.
Que celui qui t’épousera,ô déesse respectée,
Ne compte plus sur sa vie.
Je te veux, divine chérie,
Morte, si je ne puis t’avoir vivante.

Corse, île au brasier ardent

Dans certains villages de montagnes, vous pouvez assister à un bien étrange rituel de Noël qui vous dévoilera les origines de notre traditionnelle bûche de noël….
Les enfants vont de maison en maison, non pas pour récolter quelques menus bonbons mais une bûche en bois. Dès la fin de la récolte, un feu de bois est allumé au cœur du village. Les villageois s’y rejoignent et ainsi réchauffés, demandent aux cieux de distribuer à chaque foyer sa part des 5F sacrés : Fortuna, Farmi, Fare, Felice, Fine que l’on peut retrouver sur le gateau rituel de la période entre Noël et le jour de l’an : la Strenna(gâteau en forme d’amphore portant les 5 F)
A peu de choses près Santé, Travail, Argent, Bonheur, Desseins…..

FARMI FELICE FORTUNA FARE FINE A TOUS !!!!!.....


Commentaires  (fermé)

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samedi 17 janvier 2009 à 20h53 - par  LES AVENTURIERS DE L AMOUR ET DE LA MER

JE PRENDS NOTE DES CORRECTIONS DES 5F ET VOUS EN REMERCIE
PACE ET SALUTE A VOUS

dimanche 14 décembre 2008 à 12h08

furtuna, fammi fà felice fine.

bon’natale à tutti !

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